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Edmund De Waal

Apprendre et enseigner les langues

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Céline Jude est prof de français, d’anglais et passionée des langues en général. Travailler à ses côtés est un énorme plaisir : sa gaieté, fraîcheur et intelligence ne laissent personne indifférent. C’est pourquoi on espère bien pouvoir compter sur sa collaboration chez Filolàlia à vie ! 

Des petits gestes aux grands pas pour apprendre une langue étrangère

Que ce soit par simple curiosité, pour une motivation familiale, des rencontres, un besoin de s’intégrer à un pays et sa culture, d’accueillir des personnes étrangères ou encore un besoin professionnel, toutes les motivations sont bonnes pour apprendre des langues. En tant qu’enseignante de français et d’anglais, apprenante de nombreuses langues mais surtout, en tant que passionnée, je ne pourrais jamais dire qu’une motivation est mauvaise pour apprendre des langues étrangères. Ces différentes motivations peuvent être satisfaites par un certain nombre d’outils d’apprentissage auxquels nous avons accès plus ou moins facilement.

Alors, comment et où apprendre les langue étrangères ?

Selon les pays, l’accès aux langues étrangères diffère dans le système éducatif. Née en France, l’anglais n’a pas toujours été enseigné dès le plus jeune âge dans mon pays, mais devient peu à peu une priorité de l’Enseignement National avec l’éveil aux langues en classe de maternelle (les trois premières années obligatoires de scolarité, à partir de 3 ans) puis une heure et demi de langue étrangère par semaine jusqu’à l’âge de 10 ans. Une deuxième langue étrangère fait son apparition vers l’âge de 12 ans (deuxième année de collège avec essentiellement l’allemand, l’espagnol ou l’italien), par la suite, certaines autres langues sont proposées dans certains établissements selon les demandes, la localisation géographique (différentes régions avec des langues régionales ou encore la proximité aux frontières) et la formation des enseignants. Mais il n’est pas toujours facile de trouver la motivation dans le milieu scolaire, c’est pourquoi il existe bon nombre d’autres alternatives pour des langues plus méconnues ou encore pour approfondir certaines compétences moins enseignées dans le système éducatif traditionnel, mais aussi pour apprendre à l’âge adulte. Les alternatives dépendent de la motivation, des moyens économiques mais aussi de la progression souhaitée et de l’objectif de chacun.

Les applications d’apprentissage gratuites de langues étrangères sont un bon moyen pour découvrir les premiers mots de vocabulaire, faire ses premières phrases, se familiariser avec la phonétique de la langue par l’écoute. Elles sont souvent ludiques, intuitives et permettent de s’y mettre progressivement, sans pression économique. Elles sont idéales lorsque la motivation relève d’une curiosité ou d’une préparation à un voyage touristique court. Il est possible d’y passer quelques minutes comme quelques heures, certaines proposent des challenges en gagnant des points si on s’y consacre suffisamment de temps chaque jour.

Les livres papiers et livres audios (ou méthodes de langues): des outils pour cadrer son apprentissage. Bien souvent, ils sont divisés en niveaux de langues et chaque niveau est divisé en leçons dans lesquelles il est possible d’avancer sur le plan lexical, phonétique et grammatical. Il peut être intéressant d’utiliser ces ressources pour un apprentissage autodidacte cadré en compréhension mais reste plus difficile pour ce qui est de l’expression, qu’elle soit orale ou écrite, faute d’un retour de sa prestation.

Les écoles de langues permettent aux apprenants d’être suivi et cadré par un enseignant, natif ou non de la langue cible. La majorité prône l’enseignement par l’immersion en langue étrangère, sans passer par la langue maternelle (ou très peu), une méthode qui favorise l’expression et l’écoute et évite la tendance à la traduction dans sa langue maternelle. Par ailleurs, cette méthode est essentielle pour la compréhension et amène à accepter de ne pas comprendre l’ensemble d’une intervention, mais de mettre en avant des mots-clés qui permettent de saisir le sens principal du discours. Les enseignants sont là pour guider l’apprenant dans son processus d’apprentissage, souligner, reformuler ces mots-clés, afin que l’essentiel soit compris. Bien souvent, ces établissements proposent aussi des événements liés à des traditions culturelles qui sont organisés pour faire voyager tout en restant dans son pays.

L’immersion dans un pays et sa culture reste, selon moi, le moyen le plus formateur d’apprendre une langue. C’est la méthode que j’aime appeler « instinct de survie ». Que l’immersion soit avec ou sans cours de langue, l’expérience ne peut être qu’enrichissante. Il ne suffit plus de potasser dans les manuels mais d’ouvrir grand les yeux. La vie de tous les jours, chaque seconde passée en dehors de chez soi, est un outil d’apprentissage. Lire une affiche, faire ses courses, écouter la radio dans sa voiture sont autant de leçons qu’il serait impossible de transmettre tel quel dans une salle de classe, dans un livre ou sur une application. Pour moi, si cette expérience de partir à l’étranger n’a pas été le déclencheur de mon amour pour les langues, qui est venu beaucoup plus tôt, elle a cependant été essentielle à la confiance que j’ai aujourd’hui pour parler couramment trois langues, à mon adaptation de changer de langue en peu de temps mais également à une facilité que j’ai aujourd’hui pour apprendre d’autres langues étrangères.

Si ces quatre moyens sont des possibilités d’apprentissage, il existe quelques gestes simples de la notre vie de tous les jours qui nous permettent de nous familiariser davantage avec la langue, de nous immerger pendant quelques minutes ou un simple clic dans une culture, un univers propre à une langue ou à une autre. En voici quelques exemples :

  • écouter de la musique dans la langue cible
  • changer la langue de son portable, de son ordinateur, de ses jeux ou encore de ses réseaux sociaux
  • s’abonner à des pages, des célébrités, des centres d’intérêts sur les réseaux sociaux pour voir passer dans son actualité des « posts », des commentaires voire même de courtes vidéos en langue cible
  • écouter des radios étrangères
  • cuisiner en utilisant des recettes en langue étrangère
  • regarder la carte des menus dans une autre langue au restaurant
  • regarder ses films et ses séries préférés en version originale sous-titrée (et se détacher progressivement des sous-titres ou les mettre dans la langue cible pour reconnaître du vocabulaire, s’habituer à la prononciation…)
  • Non seulement ces petits gestes m’ont aidée dans mon apprentissage mais ils m’ont également enseignée des niveaux de langues différents, des thématiques spécifiques et ils m’ont fait voir les langues sous un autre jour, car apprendre une langue ce n’est pas seulement étudier une matière pour en savoir davantage, c’est avant tout s’ouvrir à une autre culture, à d’autres personnes, se donner les moyens de communiquer avec de nouveaux outils. 

    Alors, qu’est-ce que tu attends ?

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    Fabulari

    Com va allò de parlant la gent s’entén? Doncs és a partir d’aquesta idea que neix Fabulari, ja que és

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